Auto-édition

Les Murmures d’Ys (T1) – L’Ordre de la Croix d’Argent de B. B. Hara

Voici enfin la chronique sur Les Murmures d’Ys “l’Ordre de la Croix d’Argent” de B.B. Hara, premier tome d’une saga de fantasy. Elle faisait partie des chroniques oubliées. Vous êtes prêts ? C’est parti !

La chronique oubliée précédente était celle de Maritza Jaillet, sur Rattrape-moi > here <

Les détails techniques

Éditeur : Mikazuki Éditions (auto-édition)
Genre : Fantasy
Sortie : 1er décembre 2019
Nombre de pages : 320 pages

Parlons couverture !

La couverture met directement dans le thème : une créature fantastique, un personnage qui semble être un combattant et très certainement le héros entre les deux, avec une clé qui flotte entre ses mains. On comprend très vite qu’on va être dans de la fantasy. Et que le protagoniste sera certainement jeune. J’aime beaucoup la composition et le choix des couleurs. L’effet dans la cape de Killian est vraiment génial et, perso, je vois ça en librairie, j’achète ! D’ailleurs, j’ai participé au Ulule, sans rien connaître de l’univers, c’est dire !

Et le résumé, alors ?

Killian, jeune paysan désenchanté, pense avoir cerné la marche du monde. Dans sa vie, il n’existe que deux vérités : le travail et la pauvreté.
Un jour, il déterre par hasard un objet extraordinaire, tout droit surgi d’un lointain passé. Épaulé par des compagnons inattendus, il s’engage dans un voyage initiatique vers la cité engloutie d’Ys, où dorment les trésors et les âmes maudites…

Mélange d’action, de folklore traditionnel et de fantasy, « Les Murmures d’Ys » revisite la Bretagne du XIIe siècle, entre réalité et légendes aussi merveilleuses que glaçantes !

Mon avis

« Chaque matin promettait l’inédit. Le crépuscule venait rappeler le mensonge de ces serments. »

On plonge dans un univers de fantasy médiéval où Killian, paysan, est clairement désabusé. Je dirai même parfois presque cynique, tant il limite sa vie à sa pauvreté et son travail. Par chance, on ne perd pas de temps, l’élément perturbateur arrive très vite (page 17 de mémoire) et l’on comprend dès lors que le reste du roman sera ainsi.

Les temps morts n’en sont pas, ils sont des pauses nécessaires pour le récit. On découvre les personnages, on s’attache à Killian, à Yuna (que j’apprécie tout particulièrement) à Ewyn. On découvre page après page, dans un rythme égal, l’univers que l’autrice s’est chargée de créer. Ewyn qui s’interroge sur son statut, Killiam qui se pose la question de sa légitimité, autant d’interrogation que l’on pourrait aussi se poser (je vous ai dit que j’avais particulièrement craqué pour Ewyn ? J’adore ce personnage !)

Les nombreux dialogues entre Ewyn et Killian concernant le statut de moine restent toujours très intéressants (et j’aime particulièrement la réflexion d’Ewyn à la fin : changer de tenue ne change pas nécessairement ce que l’on est). Enfin, ça pourrait porter sur un débat très long, d’ailleurs, et l’interrogation mérite d’être posée.

Qu’en est-il d’Ys et de la plume de l’auteur ?

Et puis, évidemment, Ys est au centre de l’histoire et on se prend à espérer, comme Killian à la fin… et je ne vous dirai pas ce qu’il espère (c’est un spoil !). En tout cas, j’ai toujours aimé les travaux faits sur les cités dans les livres et celui-ci ne m’a pas déplu !

Que dire de la plume ? Saluons le travail de l’auteur, d’avoir cherché à donner le bon vocabulaire à ses personnages, pour être raccord avec l’époque (et merci pour les notes de bas de page concernant quelques mots qui m’étaient inconnu au bataillon). On plonge alors beaucoup plus facilement dans l’ambiance médiévale. Les descriptions sont aussi très bien menées, très visuelles et ont une plu-value non négligeable.

Moi qui ne lis d’ordinaire pas très vite, j’ai été transportée par l’histoire, que j’ai dévoré en moins de 48 heures (c’est très rapide pour moi), je l’ai même relu (trois fois, en dépit de ma PAL atroce). Je n’aurai peut-être tiqué que pour l’usage des majuscules pour les dialogues où les personnages crient ou hurlent, ou l’usage des doubles ponctuations (?!) parce qu’on m’a toujours dit que ça ne se faisait pas.

Les points positifs ?

Le vocabulaire, le développement des personnages, l’intrigue autour de l’Ordre de la Croix, l’usage des légendes.

Et les points négatifs, il y en a ?

L’usage des majuscules et des doubles ponctuations. L’usage du prénom Yuna, qui a un côté très japonais (mais on finit vite par l’oublier et ce n’est qu’une sensation personnelle).

Faut-il lire Les Murmures d’Ys “l’Ordre de la Croix d’Argent” de B. B. Hara?

Oui. Si vous êtes fans de fantasy, de légendes bretonnes (ou que vous êtes bretons ?) et que vous voulez une lecture agréable et envoûtante, je ne peux que vous recommander de mettre ce petit bébé à quatre étoiles dans votre bibliothèque !

Faites tourner l'info !

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