Bonjour à tous et bienvenus pour cette première chronique qui concerne la novella de fantasy young adult « L’Ombre du Pouvoir » de Thomas Lebescond.

Le résumé

« Il y a ceux qui agissent dans la lumière pour que d’autres restent dans l’ombre. Mais à la fin de la nuit, plus personne ne sera dans l’obscurité. La vérité sera révélée. Et la mort reprendra ce qui lui revient de droit. »

Et si on parlait couverture ?

Pour ceux qui ne le savent pas – encore – je suis extrêmement sensible aux couvertures. Et celle de « L’ombre du pouvoir » fait clairement le travail. Quoi de mieux qu’un personnage de dos, face à une route éclairée en pleine nuit pour déjà attirer mon attention ? On s’interroge donc sur qui est ce personnage, ce qu’il fuit et ce qu’il affronte.

La pleine lune, quant à elle, est un symbole fort quand il s’agit de monde magique. Généralement, si on vous dit « pleine lune » vous pensez loup-garou. Si L’Ombre du Pouvoir ne parle pas de ça, c’est quand même le jackpot ! La couverture, je trouve, matche parfaitement avec le genre de la novella !

La chronique

« Rappelle-toi ce que tu m’as dit… Il n’est pas bon de vivre dans le passé. »

On suit la brève aventure d’Ethan, personnage vibrant dès les premières lignes. On a parfois envie de lui mettre une coquille d’œuf sur la tête ; il a côté Caliméro qui a tendance à revenir. Mais est-ce pour autant une mauvaise chose ? Loin de là ! On se retrouve face à un protagoniste réservé et replié sur lui-même, à la psyché complexe Ce héro porte un lourd secret. Il évolue au cœur d’une famille dysfonctionnelle et on éprouve de l’empathie pour lui.

On plonge dès les premières lignes dans un univers obscur et épais. Le rythme est bien dosé et laisse peu de place aux temps morts! Et quand les secrets se délient, que les révélations et les rebondissements se posent comme autant de petites mines sur un champ de bataille, on ne peut avoir que de l’empathie pour les personnages !

Je lis peu de nouvelles ; les personnages ne sont pas assez développés (avis personnel). Et j’admets avec grand plaisir que Thomas Lebescond m’a bien surprise. J’ai adoré Jake et Devon (même si mon coup de cœur part à Jake et le dialogue au début du chapitre 4 [mais chut ! je ne dirais rien de plus !])

« Une mauvaise chose faite pour une bonne raison reste une mauvaise chose. »

Cette citation m’a tout particulièrement marquée, au même titre que la première. J’aime énormément les histoires de fiction qui s’interroge sur la moralité des actions des personnages. Et d’autant plus quand l’auteur nous invite à nous interroger. Même si Ethan a fait une mauvaise chose pour une bonne raison, est-il nécessairement quelqu’un de mauvais ?

Cette question n’est pas directement posée dans l’œuvre, mais le personnage la vit au quotidien. C’est le coup de génie de Thomas Lebescond, qui transforme au fil des pages un personnage tourmenté en héros « brisé ». En un héro qui accepte ce qu’il a fait.

Mais il ne l’accepte pas tout seul. Il fait ce parcours accompagné !

La romance

Avant de faire cette chronique, j’avais besoin de savoir ce que les autres lecteurices de Thomas Lebescond avaient pu penser de la romance homosexuelle mise en place dans la novella. Les avis étaient assez variés, mais j’ai noté que certains déploraient la rapidité avec laquelle la relation s’était faite, la trouvant même parfois soudaine.

Je ne donnerai pas plus avant mon avis sur ce sujet, au risque de spoiler, mais je peux vous assurer qu’il n’en est rien ! Pour un peu que l’on soit sensible à des mécanismes psychologiques bien précis, on se rend compte que les actions d’Ethan étaient bien dictées par l’amour qu’il porte à son love interest !

Et sinon, c’est quoi les points positifs ?

L’Ombre du Pouvoir de Thomas Lebescond, c’est une histoire vivante, vibrante et entraînante, un style simple et accessible par tous, des références à la Pop Culture (Percy Jackson entre autres).
Je salue aussi le travail sur la psychologie des personnages, principaux comme secondaires (et surtout les secondaires, qui sont parfois les grands oubliés des nouvelles et novellas du fait du format court !).

Les points négatifs, il y en a ?

Aucune œuvre n’est parfaite, mais saluons avant tout le travail de Thomas, qui est quasiment parfait ! Je n’ai relevé que quatre fautes, dont une tient purement du chipotage de ma part (les accents graves sur les À !)
Il y a aussi la répétition du mot « sorcier » au début de l’œuvre qui m’a parfois rebuté au début de l’histoire.

Faut-il lire L’Ombre du Pouvoir de Thomas Lebescond?

Oui, assurément. L’Ombre du Pouvoir, c’est une quête de l’acceptation de soi, d’apprendre à vivre avec ses erreurs, aussi lourdes soient-elles, et les assumer, le tout dans un univers simple, mais efficace, avec une petite romance en filigrane qui est absolument délicate, intelligente et bien menée !
Si vous aimez les novellas, avec des rebondissements et des retournements de situations (parce que je vous jure qu’il y en a certaines qui ont manqué de me faire tomber de ma chaise), je ne peux que vous conseiller de foncer !

Ce sont donc quatre jolies étoiles dorées que je mets avec grand plaisir à cette œuvre !

Quatre belles étoiles pour un voyage très sympathique !

Faites tourner l'info !

Vous pourriez également aimer

2 commentaires

  1. Une première chronique qui mériterait d’être approfondie, mais l’exercice n’est pas forcément facile. En tout cas, on a le ressenti principal, l’idée général de l’oeuvre, ça donne envie.
    J’vais voir ce que fais cet auteur pour le coup.

  2. Chronique très sympa à lire ! Pas trop de détails sur l’histoire dévoilés, peut-être justement trop peu ? En tout cas le point de vue apporté fait totalement sens, et me donne envie de découvrir cet univers.

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :